Bonjour Tristesse

Les longues plages solitaires et l’étendue infinie de la mer remplissent le voyageur de vide romantique.  Quiconque a été à l’Atlantique ne lâche jamais son désir de nonchalance, d’élégance et de nonchalance.  Une tristesse positive et autonome.  On se retrouve, puis le sophistiqué et l’opulent.

Des villes comme Deauville et Trouville-sur-mer dans le département du Calvados étaient et sont toujours le lieu de rencontre de la Hautvolée et des perles d’une époque révolue. Trouville, autrefois un village de pêcheurs idyllique, pour les vacanciers en quête d’authenticité et de solitude. Puis le passage à la « Reine des Plages », les baignades dans la mer sont devenues à la mode.

Deauville a toujours été la station balnéaire à la mode qui était et est toujours aimée par les riches et les belles, la Jeunesse dorée en raison de sa subtile décadence.  Les nobles villas de vacances de style néo-roman, le casino ainsi que les hippodromes de La Touques et Clairfontaine sont des lieux d’élégance que l’on croyait éphémères.

La plage

La fraîcheur estivale est dépensée sur les plages de sable fin, infiniment larges et presque vides.  Ce furent autrefois les motifs préférés de l’impressionniste Eugène Boudin.  Les parasols et les chaises de plage colorés sont typiques de Deauville.  Vous flânez le long de la célèbre Promenade des Planches, passez devant les petits vestiaires qui portent les noms des stars de cinéma.  C’était le podium des artistes.  Des célébrités et des stars de cinéma comme Yves Saint Laurent, Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Jean Gabin, Liz Taylor, Gary Grant et Omar Sharif ont passé les étés à Deauville.

La mer – das Meer

L’air est salé, le spray rafraîchissant avec cette fraîcheur que l’on ne retrouve que sur l’Atlantique.  Vous écoutez le surf et profitez du large silence.  L’été sans soucis, le laisser faire, vous pouvez sentir le sel sur votre peau et le sable sous vos pieds.  À marée basse, la mer est presque inaccessible et pourtant si proche de plonger.  La lumière spéciale, elle a déjà inspiré Peter Lindbergh pour les belles photos avec Tatjana Patitz.  Nus sur la plage de sable vide de Deauville, photos en noir et blanc, ce sont les jours qui ne veulent pas passer.

C’est vrai

Deauville et Trouville respirent encore le charme des années 1960.  Si vous vous asseyez dans l’un des nombreux cafés ou restaurants le long des petites ruelles, vous vous sentez comme si vous étiez de retour dans le temps où Coco Chanel a créé le must-have du temps, un pantalon en tweed et un pull dans sa petite boutique derrière le casino.  Les dames portaient la «mode à la garçonne» pour les courses hippiques.  Vous fermez les yeux et voyez la compagnie élégamment vêtue se promener.

Une petite histoire d’amour

Tout juste à Paris, appel l’agence, filmer dans un village de pêcheurs de l’Atlantique et cela après une semaine de défilé épuisant dans les maisons de couture de la ville.  Et pourtant, il y a une dépendance aux paillettes et aux fêtes, bien qu’il y ait une soif de silence.  Des journées sans rien faire, l’exubérance entre amis et Alain étaient au rendez-vous.  Maintenant ici dans le train, bonjour tristesse.

Linda travaille comme mannequin et est réservée pour une petite production photo.  Elle doit aller à Deauville.  C’est le devoir qui la fait voyager et le désir persiste quand elle doit repartir.  Entre les deux, elle capture la magie et l’irréalité du lieu.  Cette rencontre a-t-elle vraiment eu lieu?